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Microsoft Word - Lettre DOCOMOMO à Ministère.docx

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lettre Agnès Cailliau -1lettre Agnès Cailliau-2


Royan est la plus belle ville du Monde.
Ce n’est pas une lubie c’est une réalité.
Depuis des années, nous sommes nombreux maintenant à faire un travail pour que ce chef-d’oeuvre urbanistique et architectural soit maintenu dans sa cohérence faite d’une diversité des expériences architecturales, des propositions des architectes et d’une influence brésilienne absolument unique en France.
Royan a subi deux bombardements. Celui de 1944 et celui de l’abandon de cette ville par des politiques locales oublieuses de ses spécificités et détruisant sans vergogne par les détails et par des ensembles entiers des pans de sa richesse architecturale : Casino, Poste, front de mer, façade du Palais des Congrès.
On a vu récemment des tentatives de plaquer des portes ridicules sur l’église Notre-Dame lors de sa restauration, des ravalements de façades ou des vérandas en PVC couvrir les ouvertures détériorant le génie des détails de cette ville à la fois cohérente dans son ensemble et joyeuse dans ses particularités.

La villa de Jean Prouvé fait partie de Royan. Elle est le signe que cette ville est une ville de l’expérimentation architecturale, le signe même qu’elle fut observée et regardée comme unique dès sa reconstruction.
De part sa solitude expérimentale, elle est la preuve même de son rôle important pour le projet de la ville. Elle y est unique et donc symbolique, elle fait donc à ce titre même partie intégrante du parcours architectural et historique de ce chantier d’expérimentations.

Depuis quelques années, d’éminents spécialistes de l’histoire de l’architecture nous signalent l’urgence de regarder et d’aimer cette ville comme un immense champ d’expériences, comme une liaison transatlantique avec la modernité corrigée de l’Amérique Latine.
Depuis quelques années, des actions culturelles nombreuses, des visites d’étudiants, des liaisons avec les écoles d’architecture ont prouvé la validité de maintenir au complet ce trésor national. L’attachement des citoyens se fait de plus en plus fort.
Alors que la Villa Jean Prouvé pourrit doucement devant le front de mer sans qu’aucun entretien ou mesure de protection n’aient été réalisés depuis toutes ces années, il est grand temps aujourd’hui qu’une attention particulière soit posée sur cette œuvre dont on sait l’importance et la rareté sur notre sol national.

Par ce courrier, qui se joindra à d’autres nombreux j’espère, je veux simplement vous dire que si cette villa devait partir cela serait bien un vide immense et surtout un aveu d’échec pour la politique patrimoniale régionale et française.
Cela serait le dénie de tout ce travail de mise à jour de cet héritage.
Et si, dans le fond, j’aimerai mieux encore contre ce pourrissement fainéant qu’un amoureux et un passionné de l’architecture l’emporte loin de ces négligences, je reste partisan de son maintien sur son espace, son temps, son histoire.
Notre génération ne doit être celle qui se moque de l’énergie de celle la Reconstruction.

Il est encore temps.
Je reste vigilant avec vous à cet avenir.

Dans l’espoir que nous pourrons tous nous réjouir dans un avenir prochain d’une restauration superbe de cette villa, veuillez agréer Madame, l’expression de ma considération distinguée.

David Liaudet

archipostcard.blogspot.fr


Très soucieuse de la sauvegarde du très riche patrimoine 50 de la ville de Royan, je me permets d’apporter mon total soutien à la proposition qui vous a été faite par Antoine-Marie Préaut d’inscrire le Pavillon Prouvé au titre des Monuments historiques avec maintien de celui-ci dans la ville de Royan.
Ancienne directrice adjointe de la communication du ministère de l’Écologie j’ai eu à préserver et à promouvoir le fonds photographique du MRU.
A la fin de l’année 2013, j’ai pu organiser au musée de Royan une exposition des campagnes photographiques qui avaient été conduites dans la ville de 1950 à 1961. Le Pavillon Prouvé y avait toute sa place. Cela a été cependant une nouvelle fois l’occasion de constater combien ce patrimoine avait été dégradé au cours des années.
Les actions conduites depuis l’obtention du Label « Ville d’art et d’histoire » au titre du patrimoine du XXème siècle ont profondément modifié l’intérêt et l’attachement que les habitants de Royan, dont je fais partie, portent à leur ville et à son patrimoine. De nombreuses volontés se mobilisent pour amplifier toutes ces initiatives. Il serait totalement préjudiciable qu’un des témoignages les plus significatifs de la volonté de modernisation des modes de construction portée les ministres de la Reconstruction quitte une ville aujourd’hui visitée par les historiens de l’architecture et les architectes du monde entier.
Je porte beaucoup d’espoir en votre action.
Bien à vous
Brigitte Druenne-Prissette


A l’attention de Madame Anne EMBS, Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Poitou-Charentes – copie à Monsieur Vincent Berjot, Directeur des Patrimoines et à Madame Agnès Vince, Directrice de l’Architecture

Madame,

Nous vous adressons ce courriel au nom de l’association Artichem, mais aussi en nos noms propres.

D’une part, en tant qu’ex-adjointe à la Culture et au Patrimoine de la ville de Royan de 2008 à 2013, Véronique Willmann a initié, puis défendu en 2010 le dossier VAH de la Ville de Royan auprès du Ministère, créé un service du Patrimoine, et mené de nombreuses actions de médiation en faveur de l’architecture de la Reconstruction. En témoigne, parmi tant d’autres, un Mois de l’architecture et du cadre de vie 2011 sur la thématique des utopies architecturales, pendant lequel ont été implantés temporairement à Royan, et ouverts à la visite, en regard du pavillon Prouvé, une bulle à six coques de B. Maneval et un pavillon nuage du collectif bordelais le bruit du frigo… préfigurant ainsi ce que le lieu aurait pu devenir, à l’image d’un « Cap Moderne » (www.capmoderne.com) versant Atlantique.

Le dossier Royan, Ville d’Art et d’Histoire du XXème siècle, tel qu’il avait été adoubé au Ministère, montrait bien l’importance de cette ville comme laboratoire d’architecture, et à ce titre là,  le pavillon Prouvé comme une des expériences indissociable de cet ensemble.

D’autre part, ex-conseiller délégué à l’urbanisme, de 2010 à 2013, Pascal Révolat,  a tenté de faire respecter les préconisations citées dans le dossier VAH, en faisant appliquer strictement les prescriptions du règlement de la ZPPAUP. Hélas ce pavillon n’a jamais été inclus dans la ZPPAUP ; il était prévu que le périmètre de l’AVAP en préparation l’englobe.

Dès 2008, Jean Masson, président de l‘association des amis de Jean Prouvé, a visité le bâtiment et ainsi permis son expertise. Nous avons proposé à l’époque que la Ville participe à son inscription et à sa rénovation en aidant à trouver d’autres financements. Didier Quentin, député-maire de Royan, son propriétaire, a alors refusé.

Forte de nos expériences et nos désillusions, Artichem, l’association de défense du patrimoine royannais que Véronique Willmann préside depuis 2005, et dont Pascal Révolat est le secrétaire a pris notre relais. Cette association a pour buts de faire mieux connaître le patrimoine royannais, le faire comprendre et éventuellement le défendre.

A l’occasion du dernier Forum des Associations de Royan, (octobre 2015) nous avions donc souhaité attirer l’attention du public sur quelques bâtiments royannais – publics et privés – que nous estimions en péril. Sans que nous ayons connaissance de ce qui se tramait, nous y avions inclus la maison métropole Prouvé 8×12. Le maire, Didier Quentin, en tant que propriétaire, est par ailleurs, depuis plus d’un mois, destinataire d’un courrier d’alerte de l’association, resté sans réponse.

Nous ne souhaitons pas polémiquer sur la vente de ce bâtiment aux fins de démontage, qui relève d’un acte de la vie privée, mais plutôt sur  un paradoxe : celui qui s’établit entre l’objet (prototype de pavillon destiné aux plus démunis) et le contexte (transaction financière proche de l’obscène). Sont ainsi masqués le préjudice porté à la ville comme ensemble architectural et  l’offense faite au programme Ville d’Art et d’Histoire.

En compagnie des adhérents et sympathisants d’Artichem (chercheurs, historiens, architectes, ABF ou simples royannais), nous nous considérons parmi les légitimes défenseurs de ce Royan Ville d’Art et d’Histoire du XXème siècle, et à ce titre, vous demandons de faire votre possible pour que l’unité de cette ville, symbole d’une tentative unique en France de concilier utopie architecturale, progrès social et mode de vie balnéaire, ne soit pas une fois de plus dénaturée par des opérations mercantiles.

L’urgence aujourd’hui est de veiller à ce que le démontage – inéluctable pour restauration – soit effectué avec la garantie que le bâtiment reste in situ…

C’est pourquoi nous appuyons les démarches proposées par Antoine-Marie Préaut :

–  inscription du pavillon au titre des monuments historiques (avec une clause de déplacement limitée à la commune de Royan) ;

–  organisation d’une dation de ce pavillon au bénéfice de l’État, de la commune de Royan ou du Conservatoire du littoral ;

–  démontage, restauration et remontage (financés conjointement par l’État, le conseil départemental, la commune et d’éventuels mécénats) ;

–  utilisation pour la création du Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP), prévu par la Convention Ville / DRAC .

Il y a urgence car il semble que le démontage doive commencer début décembre.

Espérant que la protection de ce bâtiment marquera la volonté forte de l’Etat d’aider à  pérenniser  les principes du Label Ville d’Art et d’Histoire à Royan, nous restons à votre disposition pour collaborer dans ce sens,

Bien à Vous,

Véronique WILLMANN, présidente

Pascal RÉVOLAT, secrétaire

Plusieurs billets et réactions sont publiés sur notre site www.artichem.fr, n’hésitez pas à les consulter.